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Choisir et facturer ta livraison

Forfait que tu fixes toi-même ou tarifs d'un transporteur connecté : les deux façons de faire payer le port, la livraison offerte, le retrait sur place, et le piège de TVA à connaître.

Tu vends un objet qui doit partir dans un carton. Reste une question que le tunnel de commande posera à ton client avant qu'il paie : combien coûte la livraison ? Tu as deux façons d'y répondre, elles cohabitent, et aucune n'est définitive.

Les deux façons, en une phrase chacune

Le forfait : tu fixes un prix, tu l'encaisses, tu te débrouilles pour expédier. Simple, prévisible, et tu n'as rien à brancher.

Le transporteur connecté : Offlink interroge SendCloud, affiche les vrais tarifs du jour selon le poids et la destination, et génère l'étiquette pour toi. Précis, mais il faut un compte chez eux. Connecter SendCloud (nouvel onglet)

La plupart des indépendants commencent par le forfait. C'est le bon réflexe : tu vends d'abord, tu automatises ensuite.

Régler tes forfaits

Ouvre le tunnel de commande

Dans le menu, Capter → Commande & livraison → Livraison & retrait, ou directement ici : Ouvrir mes réglages de livraison (nouvel onglet). Le bloc Forfaits de livraison t'attend, vide : Offlink ne crée plus de tarif à ta place, parce qu'un prix que tu n'as pas écrit n'a aucune raison d'être proposé à tes clients. Si tu as donné un prix d'envoi à l'inscription, dans la carte Livraison de « Branche tes canaux », tu y retrouves ton forfait À domicile, à ce prix, déjà proposé : tu le modifies ici comme les autres.

Renomme, fixe ton prix, allume

Chaque ligne a trois réglages :

  • Nom vu par le client : c'est le libellé exact qu'il lira au moment de choisir, et celui qui nommera la ligne de port sur son devis et sa facture (« Frais de livraison : Colissimo 48 h »). « Colissimo 48 h » parle donc plus que « Livraison standard ».
  • Prix HT : le montant que tu factures. La virgule est acceptée, 5,90 fonctionne.
  • Jusqu'à : le poids maximum du panier pour lequel ce tarif s'applique, en kilos. Laisse vide si le forfait vaut quel que soit le poids.
  • Un interrupteur : Proposé ou Masqué. Un forfait masqué n'existe pas pour tes clients.

Puis Enregistrer.

Vérifie côté client

Ouvre ta boutique, mets un article physique au panier, et va jusqu'à l'étape livraison. Tes forfaits actifs doivent y apparaître, avec les noms que tu viens d'écrire.

Combien de forfaits ?

Deux te sont proposés au départ, mais rien ne t'oblige à en garder deux. Un seul suffit si tu n'as qu'un mode d'envoi : masque l'autre.

Tu peux aussi en créer autant que tu veux. Sous la liste, trois boutons correspondent aux façons dont ton client peut recevoir son colis : À domicile, En point relais, En casier. Un clic crée la ligne, déjà nommée et masquée, le temps que tu indiques ce que tu paies au guichet, emballage compris.

Pourquoi ces trois-là et pas le nom de ton transporteur : c'est la seule chose que ton client choisit vraiment. Qu'il soit livré par Colissimo ou Mondial Relay ne change rien pour lui, alors que recevoir chez lui ou aller chercher au relais, si. Le transporteur, tu l'indiques plus tard, au moment de marquer la commande expédiée, avec le numéro de suivi.

Quand tu proposes plusieurs modes, l'écran les sépare par un intertitre : chacun a ses propres tranches de poids, et elles repartent de zéro à chaque mode.

Ce qui compte n'est pas le nombre, c'est que chaque ligne corresponde à un envoi que tu sais réellement faire.

La livraison offerte

Juste en dessous, le bloc Livraison offerte te laisse fixer un montant au-delà duquel le port passe à zéro. C'est le « franco de port » classique.

Sur les tarifs transporteur, ce montant compte les articles à expédier : une location, une prestation ou un produit numérique (une carte cadeau, un fichier à télécharger) ne remplissent pas le colis, ils n'aident donc pas à atteindre le seuil. Un client qui loue une tente à 200 € et achète une bougie à 8 € paie son port : tu ne le paies pas à sa place.

Sur tes forfaits et sur un devis, le seuil compte encore tout le panier.

Dans le panier, ton client voit ce qu'il lui reste à ajouter pour que le port soit offert, calculé sur les articles à expédier. Un client à 3 € du seuil verra donc l'intérêt d'ajouter un article, et c'est tout le but du réglage.

Le retrait sur place

C'est un troisième mode, indépendant des deux autres. Tu l'actives dans le même écran, bloc Retrait sur place. Pour l'allumer, il te faut au moins un point de retrait proposé, ou le retrait à convenir (plus bas) : c'est parmi tes points que ton client choisit où venir.

Tu peux aussi ne proposer que le retrait, sans forfait ni transporteur : ton client qui vient chercher sa commande paie en ligne comme les autres. Celui qui préfère être livré n'a alors aucun tarif à choisir, et sa commande devient une demande de devis : c'est toi qui chiffres l'envoi. À l'inscription, c'est le choix « Pas d'envoi, seulement le retrait sur place » de la carte Livraison.

Une exception : dans un panier qui mêle une prestation et des articles, si tu factures des frais de déplacement, le retrait n'est pas proposé (ton client doit dire où tu te déplaces). Sans forfait ni transporteur, ce panier passe alors par une demande de devis.

Au moment de commander, ton client qui choisit « Je viens chercher » voit la liste de tes points et de leurs prochains créneaux, les plus proches d'abord. Il en choisit un, paie, et retrouve le lieu, l'adresse et le créneau dans son e-mail de confirmation. Si tu n'as qu'un seul point sans créneau (et pas le retrait à convenir), il n'a rien à choisir : son adresse s'affiche directement dans l'option.

Où venez-vous chercher votre commande ?

Clique un point, puis un passage. Le jeudi 8 n’apparaît pas à Trégueux : il a atteint sa limite de commandes.

Le délai de préparation, réglé dans le même bloc, décide du premier créneau proposé : avec 2 jours, une commande du mercredi soir peut être retirée à partir du vendredi. Tes clients choisissent parmi les créneaux des trois semaines qui suivent.

Le retrait vaut aussi pour une demande de devis et pour une location. Sur un devis demandé depuis ta boutique, le point et le créneau choisis sont rappelés dans l'e-mail qui accuse réception de la demande, imprimés sur le devis, affichés sur sa version en ligne, puis repris par la commande une fois le devis réglé. Sur une location, ton client choisit seulement le point : les dates sont celles de sa location.

De ton côté, tu retrouves le point et le créneau sur la demande, sur la commande, et dans la liste des commandes avec le bouton À retirer.

Le retrait à convenir

Tes créneaux ne collent pas toujours avec ceux de tes clients. Dans le bloc Retrait sur place, allume Retrait à convenir : ton client qui ne trouve pas son bonheur choisit « Aucun de ces points ne me convient », ou « Aucun de ces créneaux ne me convient » sous les créneaux d'un point, puis il écrit ses jours et ses moments disponibles (« le mardi après 17 h, ou le samedi matin »). Il paie comme pour un retrait normal.

Tu peux ne déclarer aucun point de retrait et ne proposer que cela : ton client écrit directement ses disponibilités, et vous vous arrangez ensuite. Le champ Où remettez-vous la commande ? est facultatif : ce que tu y écris (« Trégueux ou Plérin ») est lu par ton client avant qu'il écrive ses disponibilités.

Sur la commande, une ligne À convenir te montre ce qu'il a écrit, avec un bouton Appeler et un bouton Écrire quand tu as son téléphone ou son e-mail. C'est à toi de le recontacter pour fixer l'heure, et le lieu s'il n'a choisi aucun de tes points : Offlink ne le fait pas à ta place. Son e-mail de confirmation lui annonce l'un ou l'autre. Une commande à convenir n'entre dans aucune limite de créneau.

Tes points de retrait

Sous ce bloc, une liste : tes points de retrait. Un point de retrait, c'est un endroit où tes clients viennent chercher leur commande, et tu peux en déclarer plusieurs : ton local, le marché du samedi, la boutique d'une voisine qui accepte de garder les colis.

Tu donnes à chacun un nom (celui que ton client lira : « Trégueux, parking de l'église »), son adresse, et des précisions pour trouver si l'adresse seule ne suffit pas (« devant la mairie, à côté du kiosque »).

Commence à taper l'adresse et choisis la proposition qui correspond plutôt que de tout écrire : c'est à ce moment-là qu'Offlink retient l'endroit exact sur la carte. Si tu la retapes ensuite à la main, l'endroit exact est oublié, et c'est normal : mieux vaut ne rien savoir que se tromper de rue. Ton point de retrait fonctionne très bien sans.

Tu peux aussi donner à chaque point ses créneaux de retrait : les jours et les heures où tu y es, chaque semaine (« le jeudi de 8h à 9h », « le vendredi de 14h à 15h »). Ajoute autant de créneaux que tu as de passages, jusqu'à 14 par point ; deux créneaux du même jour ne peuvent pas se chevaucher. C'est facultatif : sans créneau, ton client choisit seulement le point, et vient quand tu le préviens que sa commande est prête.

Sur chaque créneau, tu peux aussi fixer un nombre de commandes au plus. La limite vaut pour chaque passage : avec 10 sur « le jeudi de 8h à 9h », le jeudi de cette semaine se ferme à la dixième commande, et celui de la semaine suivante reste ouvert. Un passage complet n'est plus proposé à tes clients. Laisse le champ vide pour ne rien limiter.

Un interrupteur Proposé sur chaque ligne : éteins-le pour mettre un point en pause (le marché d'hiver qui s'arrête en avril) sans le supprimer. Attention, un point en pause compte quand même dans ce que ton offre t'autorise : ton offre Free en permet 2, Starter 6, Pro 20, Expert 50. Si tu es au maximum, supprimes-en un et la place se libère tout de suite.

Tes articles fabriqués sur commande

Un article réglé Fabriqué sur commande (étape Stock de sa fiche, voir Créer un produit) annonce à ton client la date à laquelle il sera prêt. Dans ce même écran, le bloc Fabrication sur commande te laisse dire combien de pièces tu peux préparer par semaine, tous articles confondus :

  • tant qu'une semaine a de la place, la date suit le délai de chaque article ;
  • quand les commandes déjà passées y annoncent autant de pièces que ton plafond, la semaine est pleine. Tu choisis alors : annoncer la semaine suivante (la date recule d'une semaine, la vente continue), ou fermer les commandes (ton client lit « complet pour le moment » et ne peut pas commander l'article tant qu'une semaine ne s'est pas libérée).

Une commande annulée ou remboursée libère sa place. Sans plafond, la date suit le seul délai de chaque article.

Juste en dessous, le bloc Montant minimum des pièces à préparer te laisse fixer un montant qu'une commande doit atteindre, par exemple 200 €. Il compte toutes les pièces préparées pour ton client, tous articles confondus, avec leurs options payantes et remises déduites. Une pièce que ton client prend en stock ne compte pas, la livraison non plus. Dans son panier, ton client voit ce qu'il lui reste à ajouter (« Plus que 80,00 € de pièces à préparer pour commander »), et il ne peut pas payer tant que le minimum n'est pas atteint. Il peut toujours te demander un devis : c'est toi qui décides alors de l'accepter, mais le bouton « Payer maintenant » ne lui est pas proposé sous le minimum.

La livraison et le retrait suivent : un panier qui contient un article fabriqué sur commande ne propose aucun créneau de retrait avant le jour où il sera prêt (semaine pleine comprise), et l'estimation « Livré le … » de chaque transporteur part du jour où il sera prêt.

Si tu branches un transporteur plus tard

Rien ne casse, et rien ne s'éteint tout seul. Tes forfaits restent proposés, à côté des tarifs du transporteur : ton client voit une seule liste, classée du moins cher au plus cher, et ton forfait y porte la mention « Proposé par la boutique » pour qu'il sache d'où vient le tarif. Au-delà de trois options, ton client voit d'abord la moins chère, la plus rapide et tes forfaits ; les autres restent à un clic, derrière « Voir les autres options ».

C'est exactement le piège à connaître. Un forfait à 5 € oublié à côté d'un tarif Colissimo à 7,20 € te fait vendre le port sous son coût réel, sur chaque commande, sans que rien ne te le signale. Un message te le rappelle d'ailleurs dans l'écran des forfaits, dès qu'un transporteur est branché et qu'un de tes forfaits est encore proposé.

La règle est simple : quand tu connectes un transporteur, repasse sur tes forfaits et masque ceux qui font doublon. Garde-en un seulement s'il correspond à un envoi que ton transporteur ne couvre pas.

Faire varier le prix selon le poids

Un prix unique pose problème dès que tu vends à la fois une carte postale et un meuble : il sera forcément trop cher pour l'une et trop bas pour l'autre.

C'est à ça que sert la colonne Jusqu'à. Tu crées plusieurs lignes dans le même mode, chacune avec son plafond, et Offlink en fait une suite continue :

Nom vu par le clientPrix HTJusqu'à
Lettre suivie4,50 €0,5
Colis 48 h7,90 €5
Colis lourd14,90 €(vide)

Sous chaque ligne, Offlink te rappelle d'où part sa tranche : « à partir de 0 kg », puis « au-delà de 0,5 kg », puis « au-delà de 5 kg ». Tu n'as donc qu'un seul nombre à saisir par ligne, le plafond ; le plancher se déduit tout seul, et se recolle si tu supprimes une ligne du milieu.

Deux règles, par mode de livraison. Une seule ligne peut rester sans plafond : si tu en laisses deux, le message apparaît sous la ligne concernée, avant même que tu enregistres. Et deux lignes ne peuvent pas s'arrêter au même poids : celui-là est signalé au moment où tu enregistres, parce qu'il faut comparer toutes tes lignes entre elles.

Et si ton client ajoute des articles après avoir choisi un forfait, au point de dépasser son plafond, le forfait est retiré au moment de payer : ton client en choisit un autre, qui correspond au nouveau poids. Il ne peut donc pas payer « Lettre suivie » pour un colis de 3 kg.

Le jour où tu ajoutes un article plus lourd

Tu règles tes tranches une fois, avec les poids de ton catalogue du moment. Trois mois plus tard tu ajoutes un article de 15 kg, et tu n'as aucune raison de repenser à cet écran. C'est là que ça se joue, alors Offlink te le dit pendant que tu saisis le poids, dans l'assistant produit, à l'étape « Caractéristiques physiques ».

Deux messages possibles, et ils ne disent pas la même chose :

  • Aucun de tes forfaits ne couvre ce poids. Si tu n'as pas d'autre mode de livraison pour ce poids, un transporteur connecté par exemple, tes clients basculent en demande de devis au lieu de payer en ligne. Tu perds la vente immédiate sans rien voir passer.
  • Il ne tombe que dans ton forfait sans plafond. La vente se fait, mais au tarif que tu avais fixé pour des colis d'un autre gabarit. C'est celui qui coûte cher, parce qu'il est silencieux : tu paies la différence à chaque commande.

C'est un avertissement, pas un blocage. Tu peux très bien vouloir vendre cet article en retrait sur place, ou accepter la bascule en devis.

Le même avertissement existe dans l'autre sens, sur ton écran de livraison : quand c'est toi qui resserres une tranche ou qui en éteins une, un bandeau te dit lesquels de tes articles viennent d'en sortir. Il regarde tes forfaits enregistrés, pas ce que tu es en train de taper, donc il ne clignote pas pendant que tu saisis un prix.

Tant que tu n'as posé aucun plafond, ce bandeau reste muet sur le « sans plafond » : un tarif unique est un choix parfaitement sain, et te lister tout ton catalogue à chaque visite ne t'apprendrait rien. Il ne parle que le jour où un article échappe aux tranches que tu as toi-même posées.

Sur un coffret, le message n'apparaît pas à la même étape : il s'affiche dans Composition, au moment où tu ajoutes les articles, parce que le poids d'un coffret est la somme de ce qu'il contient, dans les variantes que tu as choisies, et pas celui de sa propre fiche. Si un seul des articles du coffret n'a pas de poids renseigné, le message se tait plutôt que de te donner un chiffre faux.

Et ce que tu ne peux pas encore faire

Le prix ne varie ni avec la destination, ni avec le nombre d'articles. Si tes tarifs dépendent de l'endroit où tu expédies, c'est le moment de regarder du côté du transporteur connecté.

Pour aller plus loin

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