Une cliente commande un bavoir sur ta boutique. Elle habite la commune d'à côté. Tu sors un carton, tu imprimes une étiquette, tu fais la queue au bureau de poste, et elle paie quatre euros de port pour un objet qui a parcouru six kilomètres.
Ou alors vous vous arrangez par message. « Je peux passer jeudi ? » « Plutôt vendredi, vers 14h ? » Huit messages plus tard, elle ne vient pas, et rien n'était payé.
Pourquoi expédier à quelqu'un qui habite à côté ?
Par habitude. Vendre en ligne, dans la tête de beaucoup de monde, c'est envoyer un colis. Les outils de boutique sont construits autour de ça : des tarifs de transporteur, des étiquettes, un suivi.
Sauf qu'une grande partie de ce que vend un indépendant se vend à des gens qu'il croise. La créatrice qui coud pour les familles de son secteur, le torréfacteur dont les clients travaillent dans la zone d'activité voisine, la fleuriste qui prépare des bouquets pour le week-end. Pour eux, le colis ajoute un coût, un délai et un risque de casse, sans rien apporter.
Les grandes enseignes ont réglé ça depuis longtemps : tu paies sur le site, tu passes prendre ta commande. Rien n'empêche un indépendant de faire pareil, à sa taille.
Qu'est-ce qui coince avec le rendez-vous par message ?
Trois choses, toujours les mêmes.
| Ce qui se passe | Ce que ça te coûte |
|---|---|
| Le jour et l'heure se négocient à chaque commande | Du temps, pour chaque vente |
| Rien n'est payé tant que le client n'est pas venu | Des commandes préparées pour rien |
| Les passages s'éparpillent dans la semaine | Tu es d'astreinte tous les jours |
Le troisième point est le plus sournois. Si chaque client choisit son moment, tu n'as plus de semaine. Ce qu'il te faut, c'est l'inverse : toi qui annonces quand tu es là, et les clients qui se rangent dans tes passages.
À quoi ressemble un retrait bien réglé ?
À deux décisions que tu prends une fois, au lieu de les reprendre à chaque vente.
Où. Un ou plusieurs endroits où l'on vient chercher : ton atelier, le parking de la mairie, la boutique d'une amie qui garde les commandes de son quartier. Chaque endroit a un nom que le client comprend, une adresse et de quoi le trouver.
Quand. Des créneaux fixes dans la semaine, par endroit. Le jeudi de 8h à 9h ici, le vendredi de 14h à 15h dans une autre commune. Une heure où tu es là pour tout le monde, plutôt que dix rendez-vous de cinq minutes.
Ajoute un délai de préparation, et tu ne te retrouves plus avec une commande passée à 23h pour le lendemain 8h. Ajoute une limite par créneau, et tu ne prépares pas quarante commandes pour une heure de présence.
Avec Offlink, le client choisit avant de payer
C'est exactement ce qu'Offlink fait à ta place. Tu déclares tes points de retrait, tu donnes à chacun ses créneaux de la semaine, tu fixes ton délai de préparation en jours.
Au moment de commander, ton client choisit « Je viens chercher sur place ». On lui demande où, puis quand : il ne voit que les passages du point qu'il vient de choisir, sur les trois semaines à venir, et aucun passage plus tôt que ton délai de préparation. Ensuite il paie, par carte, en ligne.
Où venez-vous chercher votre commande ?
Il reçoit un e-mail de confirmation avec le lieu, l'adresse, le créneau et tes précisions pour trouver. Quand tu marques sa commande prête, un second e-mail le lui rappelle.
Toi, tu ouvres tes commandes et tu cliques sur À retirer : la liste de ce qu'on vient chercher, rangée par créneau, le plus proche en premier. Jeudi matin, tu sais ce que tu mets dans le coffre. Tu peux l'imprimer : une feuille par passage, avec le nom de chaque client, ses articles et une case à cocher.
Ça marche aussi quand le client demande un devis plutôt que de payer tout de suite, et pour une location : le point choisi suit la demande jusqu'à la commande.
Retrait payé en ligne ou tournée : lequel choisir ?
Les deux existent dans Offlink, et ils ne répondent pas au même besoin.
| Retrait payé en ligne | Tournée | |
|---|---|---|
| Ce que tu vends | Les articles de ta boutique | Le contenu de la semaine |
| Paiement | En ligne, à la commande | Sur place, au retrait |
| Rythme | Des créneaux fixes chaque semaine | Des arrêts datés, édition par édition |
| Nombre de places par passage | Une limite par créneau, si tu veux | Une limite par arrêt |
| Commission Offlink | Celle de ton offre, sur la vente | Aucune, rien n'est payé en ligne |
Si tu vends un catalogue et que tu veux être payé avant de préparer, prends le retrait. Si tu vends ce que tu as cette semaine et que tes clients règlent en te voyant, prends la tournée. Tes points de retrait servent aux deux.
Le réglage est détaillé dans le guide Choisir et facturer ta livraison.
Combien ça coûte ?
Pas de port à faire payer à ton client, pas de carton, pas d'étiquette. Sur une vente payée en ligne, Offlink prélève la commission de ton offre : 5 % sur l'offre gratuite, 4 % en Starter, 3 % en Pro, 2 % en Expert et 1 % en Business. Tu peux déclarer 2 points de retrait sur l'offre gratuite, 6 en Starter, 20 en Pro et 50 en Expert.
Un colis ou une heure par semaine ?
Une boutique en ligne pensée pour l'expédition te fait vendre à toute la France, et te fait aussi poster un colis à ta voisine. Elle n'est pas faite pour celui qui vend d'abord autour de chez lui.
Tes clients sont à dix minutes. Tu préfères leur envoyer un carton, ou leur donner rendez-vous jeudi à 8h ?