Lucile officie des cérémonies laïques de mariage, en Bretagne. Elle écrit le texte à partir de l’histoire des mariés, et le porte le jour J.
Ça, c’est aujourd’hui. Il y a quelques mois, son site disait autre chose.
Ce que j’aime, c’est écrire. Le reste, je le faisais parce qu’on me le demandait.
Quatre choses sur la même page
Son ancien site s’ouvrait sur « Looma organise votre événement de A à Z, les soucis en moins ». Le menu proposait Mariage, Cérémonie laïque, Décoration, Événements. Elle y était présentée comme organisatrice et décoratrice et officiante.
Tout était vrai : elle est formée pour les trois. Et ça marchait.
Le problème n’était pas le chiffre d’affaires, il était ailleurs : de ces quatre lignes, une seule la faisait se lever le matin. L’écriture, et le temps passé avec les mariés à recueillir leur histoire. Les trois autres, c’était la gestion des prestataires, la coordination sous tension, et une décoration qu’elle faisait sans y prendre de plaisir.
On me demandait la déco, et je disais oui. C’était plus simple que d’expliquer ce que je fais vraiment.
Ce qu’on a changé, et ce qu’on n’a pas supprimé
La tentation, quand on se repositionne, c’est de tout couper. On ne l’a pas fait, et c’est le point important.
Sa vitrine dit maintenant une seule chose dès la première ligne : officiante de cérémonie laïque. Ce qu’elle vend se lit en trois formules, du texte seul que lit un proche, jusqu’à la cérémonie complète qu’elle porte elle-même.
La coordination du jour J et la gestion des prestataires existent toujours. Elles ont simplement changé de place : elles ne sont plus la porte d’entrée, elles sont le haut de la gamme. Un couple qui la veut la demande ; un couple qui vient pour les mots n’a plus à la traverser.
Organisation, décoration, événements, cérémonies. Quatre promesses, aucune hiérarchie, et le métier qu’elle aime au milieu des autres.
Officiante de cérémonie laïque. Trois formules qui montent, et le reste en option pour ceux qui le demandent.
L’autre mur : elle ne pouvait pas toucher à son site
Son premier site, c’est moi qui l’avais fait. Statique, avec son contenu logé dans un autre outil. Facile à livrer une fois, impossible à faire vivre ensuite. Changer un prix, corriger une phrase, ajouter une formule, tout repassait par quelqu’un d’autre.
C’est une des raisons pour lesquelles Offlink existe. Un site qu’on ne peut pas modifier soi-même n’est pas un site, c’est une brochure qu’on a imprimée une fois.
Avant, changer une phrase sur mon site, ça voulait dire demander à quelqu’un.
Le repositionnement, on l’a fait à deux, en discutant. Sa vitrine, elle la change seule depuis. C’est ce qui rend le repositionnement tenable, d’ailleurs. Un positionnement ne se trouve pas du premier coup : il se corrige, on essaie une formulation, on la reprend trois semaines plus tard. Tant qu’il faut demander pour changer une ligne, on ne corrige jamais.
Ce qu’elle a aujourd’hui
Une vitrine qui dit son métier en une phrase, ses trois formules, ses principes de travail, les mots des couples qu’elle a accompagnés, et un rendez-vous de découverte que les futurs mariés réservent eux-mêmes.
Elle y change ce qu’elle veut, quand elle veut.
Le mieux, c’est d’aller voir
Ses formules, ses principes, ce que ses mariés en disent : sa vitrine est en ligne, ouvre-la.
Si on te connaît pour ce que tu ne veux plus faire
Dire oui à tout est la façon la plus rapide de se retrouver connu pour ce qu’on aime le moins. Ça ne se répare pas en supprimant des offres : ça se répare en décidant laquelle est la porte d’entrée, et en laissant les autres derrière.
